
Les femmes nourrissent le monde, mais sont victimes de nombreuses discriminations
Selon certaines estimations,les femmes (ainsi que les filles), représentent près de 70 % des victimes de la faim. En dépit de la notion d’égalité des genres dans les textes de droit internationaux et nationaux, les femmes demeurent largement défavorisées, et ne bénéficient pas des mêmes droits que les hommes. Une grande partie des femmes victimes de violations du droit à l’alimentation vit en milieu rural dans les pays du Sud. Bien qu’elles produisent l’essentiel des cultures vivrières, leur travail dans l’agriculture n’est souvent pas reconnu.
De nombreuses sociétés demeurent patriarcales, discriminant les femmes aux niveaux politique, social, culturel et religieux. Les structures de représentation, aujourd’hui, ne comptent encore que peu de femmes. Ainsi les programmes économiques, sociaux et politiques sont généralement conçus par des hommes et n’intègrent pas les besoins spécifiques des femmes.
Les femmes ne possèdent que très rarement les titre de propriétés des terres qu’elles cultivent. Ainsi en Inde, au Népal et en Thaïlande, seulement 10% des femmes sont propriétaires de leurs terres. Il existe également des discriminations dans l’accès aux crédits.
Les femmes travaillent souvent dans des conditions extrêmement précaires.
Elles perçoivent des salaires inférieurs à ceux des hommes à travail égal. Les charges de fatigue et de travail additionnelles liées à la maternité sont ignorées. Evidemment, la malnutrition des femmes a de graves répercussions sur l’état de santé des enfants.
L’approche par le genre permet de faire avancer les droits des femmes L’approche par le genre permet regarder et d´analyser les situations en prenant en compte les différences qui existent entre les hommes et les femmes – par rapport à la gravité des violations, au pouvoir de décision, aux rôles culturels, etc.
Grâce à cette approche, FIAN peut valoriser et renforcer le rôle des femmes à travers le monde. Elles sont des actrices clés dans la lutte contre la faim. FIAN contribue à faire évoluer les mentalités pour que les droits des femmes soient pleinement pris en compte. FIAN soutient des organisations de femmes dans les villes et dans les campagnes, et organise des formations sur les droits humains, les droits des femmes et la façon de les utiliser en justice ( par exemple à travers la convention sur l’abolition des discriminations faites aux femmes).
Cette approche par le genre permet également de mettre en avant l’universalité des droits humains et d’impulser une réflexion plus large sur toutes les formes de discriminations (classe sociale, éducation, ethnie, orientation sexuelle etc.), qui peuvent conduire à des violations du droit à l’alimentation.