Qui sommes-nous?

Créée en 2001, FIAN France est l’antenne française du réseau mondial pour le droit à une alimentation adéquate et à la nutrition (Foodfirst Information and Action Network) [1]. Notre réseau, à but non-lucratif, est indépendant de tout gouvernement, parti politique ou religion.

FIAN : Un Réseau d’information et d’Action Pour le Droit à une Alimentation Adéquate

Foodfirst : FIAN travaille à la réalisation des Droits Humains Économiques, Sociaux et Culturels, en particulier du droit humain à une alimentation adéquate pour tous les peuples et individus.

Information : FIAN sensibilise et informe sur le Droit à l’Alimentation, les évènements qui s’y rapportent et la situation actuelle dans de nombreux pays. Les victimes sont informées sur leurs droits, et l’opinion publique avertie et mobilisée pour soutenir ces luttes pour la justice.

Action : Le travail de FIAN vise à faire avancer concrètement les situations. Les membres de FIAN font pression sur les autorités des pays où ont lieu des violations du droit à l’alimentation. Ces actions se font uniquement à la demande des groupes de victimes, et selon leur volonté. FIAN invite également à soutenir des campagnes plus générales agissant sur la gouvernance alimentaire mondiale.

Network : FIAN est un réseau présent dans plus de 60 pays. Le Secrétariat International basé en Allemagne impulse les grandes campagnes et actions. Les sections et groupes présents dans différents pays assurent un relais auprès de leurs propres citoyen.ne.s et gouvernements. Enfin, l’action de FIAN repose sur les membres individuels et leur engagement. Certains sont organisés en groupes locaux qui suivent des cas particuliers, en contact direct avec les victimes.

 Notre outil : le droit international

La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948 ainsi que les textes et traités internationaux relatifs aux droits humains constituent de véritables outils pour améliorer la gouvernance alimentaire mondiale et lutter contre la faim.

Le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (PIDESC) signé en 1966 à l’ONU et ratifié par plus de 140 Etats dont la France, consacre le droit à l’alimentation au même titre que les autres droits, comme le droit à la vie, à la sécurité physique ou à la liberté d’expression. Ainsi, tous les Etats l’ayant ratifié sont tenus de respecter, protéger et garantir le droit à l’alimentation de leurs populations. 

Notre approche :

Notre travail consiste d’abord en un soutien aux luttes des communautés paysannes et de pêcheurs elles-mêmes. Nous menons un travail de documentation, d’information et de plaidoyer pour faire valoir leurs droits et revendications et dénoncer les injustices et violations dont elles sont victimes.

Nous mobilisons les outils internationaux de droit humain et rappelons aux Etats – décideurs de nos politiques alimentaires et agricoles aux niveaux local, national, européen et international –les responsabilités qu’ils leur incombent en vertu des traités qu’ils ont eux-mêmes ratifiés.

L’influence des entreprises transnationales et des acteurs privés étant de plus en plus grande, elle tend à venir concurrencer celles des gouvernements. Or, l’alimentation ne saurait être une marchandise laissée à l’unique loi du marché, c’est pourquoi nous luttons également pour un encadrement des pratiques des acteurs privés et la véritable primauté des droits humains sur les intérêts économiques.

Notre démarche consacre une place centrale aux individus, femmes et hommes, et aux communautés/groupes d’individus qui ne sont pas perçus comme des bénéficiaires passifs de l’aide, mais comme de véritables sujets de droits, capables de formuler des revendications. Dans cette perspective, la coopération au développement ne se conçoit pas comme un exercice de charité, laissé à la bonne volonté des États, mais bien comme une responsabilité.

Notre vision est un monde libéré de la faim, dans lequel chacun.e peut jouir dignement de ses droits humains.

 

[1] Voir site de FIAN international : http://fian.org